Un nombre croissant d’études épidémiologiques récentes laissent entrevoir un lien entre des cas de CP et les processus infectieux, et ce, pour plusieurs agents pathogènes (virus, bactéries ou autres micro-organismes) transmissibles sexuellement, dont des variantes du virus de l’herpès et du papillome humain, du trichomonas vaginalis, de la syphilis, de la gonorrhée, etc. Selon certains chercheurs, les hommes qui ont eu plus de 25 partenaires sexuel(le)s sont presque trois fois plus susceptibles d’avoir un CP que ceux qui en ont eu cinq ou moins. Il semble que cela soit lié à l’inflammation de la prostate, la prostatite, laquelle peut accroître le risque d’apparition et de progression du CP.
Est-ce à dire que ces observations entraîneront l’utilisation de médicaments antimicrobiens pour prévenir le CP ? La question soulève des débats actuellement, et nous devrons attendre les conclusions d’autres travaux de recherche avant de pouvoir formuler une stratégie claire quant au recours à ces agents contre le CP.